6,9 MW d’énergie verte auto-produite, un pas de plus vers la neutralité climatique d’ici 2030
LCL installe trois éoliennes propres à Rumst, Kontich et Dendermonde, avec une capacité totale de 6,9 mégawatts. Un investissement de 13 millions EUR pour cette initiative. Objectif : élargir l’offre d’énergie verte pour renforcer l’indépendance énergétique.
Outre ses 3.300 panneaux photovoltaïques, LCL va mettre trois éoliennes propres en service. Chacune a une capacité de 2,3 mégawatts et peut générer en moyenne 4 500 000 kWh d’énergie par an. Soit un progrès majeur vers la neutralité climatique que le spécialiste belge des data centers vise d’ici à 2030 et, surtout, une plus grande indépendance énergétique.
Le centre de Gembloux n’est pas oublié. C’est, globalement, une question de temps, explique LCL. Les permis de construire sont difficile à obtenir. On ne parle pas en mois, mais en années, les conditions au nord du pays étant d’ailleurs plus difficiles que dans le sud…
Eoliennes et panneaux photovoltaïques
L’investissement est important, environ 13 millions EUR. En octobre 2024, LCL avait déjà étendu son parc solaire, passant de 2 000 à 3 300 panneaux photovoltaïques. L’opérateur choisit stratégiquement d’associer l’énergie solaire et éolienne, deux sources complémentaires. En effet, lorsque le vent souffle fort, l’ensoleillement est généralement plus faible. De plus, l’énergie éolienne assure une production continue, y compris la nuit et en hiver. En tant qu’entreprise de centres de données, LCL bénéficie pleinement de toute l’énergie produite, répondant à sa consommation électrique de jour comme de nuit.
Associer l’éolien au photovoltaïque s’inscrivait dans le premier rapport de durabilité de l’opérateur, voici deux ans. « Déjà, nous avions indiqué vouloir produire 40 % de l’énergie que nous consommerons d’ici 2030,
rappelle Laurens van Reijen, Managing Director, LCL Data Centers. C’est l’un de nos KPI. En somme, lier la production d’énergie à sa génération, dans le cas présent via nos propres éoliennes. »
Demain, l’impact de l’IA
En clair, LCL préfère une production supplémentaire plutôt que d’acheter de la capacité existante, afin qu’il y ait plus d’énergie verte disponible au lieu de la rendre plus rare. « De cette manière, nous jouons un rôle actif dans la transition énergétique du réseau et contribuons à celle de notre pays », ajoute Laurens van Reijen.
C’est nécessaire. Le secteur des technologies de l’information et de la communication représente aujourd’hui 9 % de la consommation mondiale d’électricité, les data centers 1 à 1,3 % et l’IA moins de 0,2 %. Demain, la demande croissante d’énergie pour le cloud et pour l’IA -déjà 10 % de la demande d’électricité des data centers- exacerbe la tendance.
« Je prévois l’impact de l’IA sur la consommation en 2026. Elle pourrait représenter 20 % de la consommation totale. C’est moins que dans les pays où celles-ci seront entraînées, mais ce n’est pas négligeable. Et puis, ce n’est qu’une estimation. Nous ignorons tous l’impact de l’IA sur l’économie en général et, par conséquent, sur la demande énergétique… »
Un côté d’énergie élevé
A l’avenir, aussi, on verra une concentration des data centers. Les États-Unis resteront le premier pays accueillant des data centers, tandis qu’en Europe ce sont les pays où l’énergie est abondante et bon marché, comme en Scandinavie et en France, ou ceux où se trouvent les industries, la finance ou des aménagements fiscaux qui les accueilleront.
« Notre objectif de produire 40 % de notre énergie est d’autant plus important, compétitivement parlant, que le coût de l’énergie est élevé en Belgique et que nous ne bénéficions pas d’avantages fiscaux. En revanche, nous ne sommes pas limités dans nos projets comme l’est, par exemple, l’Irlande… »
SBTi, EcoVadis…
Pour LCL, rappelons-le, la neutralité climatique est liée à son engagement dans l’initiative SBTi (Science Based Targets initiative). Un : la réduction de 42 % des émissions Scope 1 et 2, à réaliser d’ici 2030. Deux : la compensation des émissions restantes via des projets durables pour ses infrastructures comme, par exemple, le remplacement du diesel dans les générateurs par du HVO100, l’augmentation de la température dans les corridors froids, l’utilisation de gaz d’extinction plus écologiques, etc.
Cette avancée dans l’éolien associée au photovoltaïque renforce encore un peu plus la stratégie de LCL qui, rappelons-le, avec un score de 89 %, a obtenu la médaille EcoVadis en janvier dernier, lui permettant de rejoindre les 1 % des entreprises les plus performantes en matière de durabilité au niveau mondial.